Faut casser les casseurs 2

Prière de lire d’abord la partie 1 de ce billet.

Je ne comprends pas, mais alors absolument pas. Comment les casseurs peuvent-ils agir aussi impunément aujourd’hui. À mon époque « casseur » (voir : Faut casser les casseurs 1) il était relativement facile de passer inaperçu. Mais aujourd’hui, avec les téléphones intelligents, et même ceux qui le sont moins, tout le monde a une caméra à portée de main. Photos ou vidéos, jamais je ne croirai que personne ne les voit faire. Lors de la manif contre la brutalité policière, celle qui laisse défiler une bande de brutes stupides dans les rues de la métropole chaque année, on les voyait, du haut de l’hélicoptère TVA, s’agglutiner à l’abri de nombreux parapluies pour changer de vêtements et se transformer en brutes épaisses vêtues de noir et masquées.Si on les voit de l’hélicoptère, leurs voisins immédiats au sol, qui sont eux pacifistes, doivent les voir aussi! Pourquoi ne pas les photographier ou les filmer et publier ça sur YouTube? Ça les feraient peut-être réfléchir de se retrouver ainsi sur le Net.

Suggestions aux étudiants : lors de votre prochaine manif, passez donc le mot à vos membres de s’armer de leur cellulaire et de photographier ou filmer tout ce qu’ils verront de répréhensible. Ces photos ou vidéos pourraient, de façon tout à fait confidentielle, voire anonyme, être transmises aux autorités policières pour enquête. Les manifs syndicales se déroulent généralement sans violence (depuis les 30 dernières années en tous cas) pourquoi? Parce qu’ils organisent toujours un service d’ordre, je sais, j’en ai fait partie et j’en ai organisé plusieurs au cours des années, c’est pas si sorcier. Parmi les étudiants y a des joueurs du football collégial ou universitaire, y a certainement aussi d’autres sportifs ou sportives avec un gabarit équivalent, pourquoi ne pas les réunir et en faire un service d’ordre discipliné. Je le répète, avec des gens de bonne volonté, un équipement minime et un « briefing » d’une couple d’heures, c’est vraiment très simple de monter une équipe très efficace. Je me souviens d’avoir organisé un service d’ordre dans un gros festival de musique à l’aide de motards venus là à l’origine pour « crasher » les barrières et faire du trouble dans le « party ». J’en ferai un billet un jour.

Suggestions aux corps policiers : avec toute les ressources et la main d’oeuvre dont vous disposez, jamais je ne croirai que vous n’êtes pas capables d’infiltrer une manifestation quelle qu’elle soit. On arrive bien à infiltrer la mafia, les motards criminalisés et des groupes terroristes, je ne peux pas croire que l’infiltration d’une manifestation étudiante ou même du « Black Bloc » pose un défi plus sérieux que ces organisations criminelles bien organisées. Si j’étais chef de police désireux de régler le problème de façon définitive, ça prendrait pas boutinette. Une manifestation est prévue! Elle est à risque! Qu’à cela ne tienne : 100 ou 200 agents en civil munis de téléphones cellulaires ou de caméras discrètes, on les dissémine un peu partout, avec une légère concentration en tête de la manif (c’est généralement à cet endroit que les casseurs s’infiltrent), et on leur donne comme instructions de ne pas intervenir mais uniquement d’observer et de ramasser de la preuve visuelle. Ou encore, s’il sont témoins d’événements fâcheux en devenir, ils peuvent communiquer rapidement avec leurs confrères en uniforme et, avec une précision chirurgicale, effectuer des opérations préventives.

On a pas besoin de prouver hors de tout doute raisonnable pour agir, on est pas en cour, on a juste besoin de les enlever de là pour la soirée afin de les empêcher de nuire.  On pourrait aussi porter un oeil plus attentif en début de manif, pendant que les manifestants se rassemblent, déceler ceux dont les sacs à dos ou les vêtements semblent porter le poids du monde, les suivre jusqu’au moment où ils vident leur sac et là, paf! : on les photographie, on les filme ou on peut même les arrêter, en autant que faire se peut sans ameuter la foule. Et, pour se mêler efficacement à la foule qui est généralement composées de jeunes, pourquoi ne pas utiliser les cadets de l’école de police, ça leur ferait une bonne expérience de terrain. On les voit bien tout l’été dans les festivals des rues de Montréal.

dinosaure@radoteur.ca

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