Pour un suicide infaillible

J’aurais du ajouter le mot politique entre suicide et infaillible mais ça aurait rendu mon titre moins spectaculaire et mon frère pourrait vous confirmer que j’aime le spectaculaire.

Je sais maintenant ce que Jean Charest prévoit pour sa retraite, il va écrire un livre qui aura pour titre quelque chose comme le mien ou encore : «Comment réussir son suicide collectif». Lire la suite

Faut casser les casseurs 2

Prière de lire d’abord la partie 1 de ce billet.

Je ne comprends pas, mais alors absolument pas. Comment les casseurs peuvent-ils agir aussi impunément aujourd’hui. À mon époque « casseur » (voir : Faut casser les casseurs 1) il était relativement facile de passer inaperçu. Mais aujourd’hui, avec les téléphones intelligents, et même ceux qui le sont moins, tout le monde a une caméra à portée de main. Photos ou vidéos, jamais je ne croirai que personne ne les voit faire. Lors de la manif contre la brutalité policière, celle qui laisse défiler une bande de brutes stupides dans les rues de la métropole chaque année, on les voyait, du haut de l’hélicoptère TVA, s’agglutiner à l’abri de nombreux parapluies pour changer de vêtements et se transformer en brutes épaisses vêtues de noir et masquées. Lire la suite

Faut casser les casseurs 1

Je dois débuter par un aveu : j’ai été un casseur. J’avais 20 ans, idéaliste, syndicaliste….Ce n’est certainement pas la chose dont je suis le plus fier dans ma vie. C’était la crise d’octobre, j’étais dans les Chevaliers de l’Indépendance, groupe dirigé par André Maheux ou Mathieu, j’ai oublié. On se tenait au club de boxe de Reggie Chartrand, on voulait l’indépendance, on cassait des vitrines, on renversait des boîtes à malle et des poubelles. Rien de comparable au métro de jeudi matin dernier, mais tout de même. Dans les manifs, on brochait pas nos pancartes sur des petits bâtons, on utilisait des 2 par 4 et on ne sortait jamais sans nos casques de construction, on voulait casser du policier! Lire la suite